 Merci .... merci ... à tous ceux qui m'ont aidé dans ce challenge ... et même si je ne vous donne pas signe de vie, je pense souvent à vous. Cette aventure, je vous la dédie.
"l'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle" ... c'est avec ces paroles de Saint Exupéry que j'ai quitté St Louis du Sénégal à bord de La Rebelle ... je suis revenu sur terre avec des mots de Albert Jacquard dans le crane "mieux vaut une réussite solidaire qu'une réussite solitaire" ... vous êtes une sacrée bande de guerriers et de guerrières ... la résistance se conjugue au présent ... l'aventure ne fait que commencer.
le 13 janvier 2010: C'est reparti .... j'engage mon bateau La Rebelle dans la prochaine édition ... on rejoue tout sur le N°13 ...
et comme les bonnes nouvelles se succédent ... un peu comme les dépressions en Bretagne!, je rejoins l'équipe des longs couteaux de mon frère de rame Bertrand.... et toujours ces mots de Bashung dans mon crane .. On dirait qu'on sait lire sur les lèvres et que l'on tient tous les deux sur un trapèze.
jp .... forza La-Rebelle
«J'arrive. C'est la délivrance. La mer m'a laissé passer.» C'est par ces mots que Jean-Pierre Habold a salué son arrivée à Cayenne, jeudi matin, à bord de son bateau, La Rebelle. Le rameur plouarétais est le douzième concurrent à boucler la course à l'aviron en solitaire à travers l'Atlantique la www.bouvet-ramesguyane.com . Il est également le troisième Breton, après Gilles Ponthieux (Plougrescant) et Pierre Katz (Vannes), à finir en beauté cette aventure , engagé dans la Bouvet Rames Guyane, JP a bouclé sa traversée de l'Atlantique, depuis Saint-Louis du Sénégal, en un peu moins de 53jours. «Il est arrivé heureux. Il est euphorique et vit sur un nuage. Ce qu'il a vécu est extrêmement fort», confient ses proches.
«Tout est trop»
«Tout est trop, le bon est trop, le mauvais est trop, tu pleures, tu flippes en trop grand», lance Jean-Pierre. «Depuis que je suis arrivé, je ne pense pas, je n'ai aucun recul. Je suis juste comme une éponge, je prends tout ce qu'on me donne. Un verre de vin, je prends; un bifteck, je prends; les autres, je prends.» Jean-Pierre Habold s'est classé douzième de la course, quatre places derrière le Trécorois GillesPonthieux, arrivé cinq jours plus tôt. Pas mal pour un concurrent qui n'avait pas pu s'entraîner et qui avait passé le plus clair de sa préparation à résoudre des problèmes techniques et de finances. L'aide de Christine, Stéphane Barbet et Yves LeChevanton, ses routeurs bénévoles, lui ont permis de confirmer son choix de faire route au nord.
Deux oiseaux une baleine et la lune
Mais le classement restera sûrement anecdotique aux yeux de celui qui retiendra plutôt Little et Casse-Cou, deux oiseaux qui l'ont accompagné, sa rencontre avec une baleine ou sa navigation nocturne dans l'axe de la lune. Il en retiendra surtout l'amitié avec les autres skippers. Et la peur que lui ont inspiré les chavirages de Rémy Alnet et Bertrande Gaullier, heureusement retrouvés sains et saufs.
«Il faut de la chance»
«Autant jusqu'au chavirage de Rémy, je n'étais pas pressé d'arriver, autant après, je me suis mis à avoir la trouille. Parce que Rémy et Bertrand, ce sont des bons, de très bons même, et tu te rends compte que la mer ne nous a pas tous laissés passer. Il faut aussi avoir de la chance sur cette course. Hier (NDLR, mercredi), j'ai eu deux alertes, des vagues qui te déboulent dessus, des gros machins et tu ne peux rien faire, tu restes le c... sur ton siège et tu attends.» . Lors de la prochaine édition de la Bouvet Rames Guyane, il souhaite confier La Rebelle à un rameur africain.
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